Avortement

Avortement chirurgical : préparation, anesthésie et suites opératoires expliquées clairement pour un parcours de soins mieux compris

Avortement chirurgical : préparation, anesthésie et suites opératoires expliquées clairement pour un parcours de soins mieux compris

Avortement chirurgical : préparation, anesthésie et suites opératoires expliquées clairement pour un parcours de soins mieux compris

Avortement chirurgical : de quoi parle-t-on exactement ?

En France, on parle d’« avortement chirurgical » pour désigner l’IVG par aspiration (on dit aussi « IVG instrumentale »). Le terme peut faire peur, car on imagine une grosse opération. En réalité, il s’agit d’un geste médical court, très encadré, qui se fait le plus souvent en ambulatoire, c’est-à-dire avec une sortie le jour même.

Quelques repères pour commencer :

L’objectif de cet article est de dérouler, étape par étape, ce qui se passe avant, pendant et après une IVG chirurgicale, pour que vous sachiez à quoi vous attendre, sans dramatiser, mais sans édulcorer non plus.

Avant l’IVG chirurgicale : les rendez-vous indispensables

Un avortement chirurgical ne se décide pas la veille pour le lendemain. Il y a des étapes légales et médicales à respecter, qui servent à sécuriser votre parcours.

En pratique, vous aurez au minimum :

À tout moment, vous pouvez aussi bénéficier d’un entretien psycho-social (entretien pré-IVG) avec une conseillère conjugale, une psychologue ou une professionnelle formée. Il est obligatoire pour les mineures, et proposé pour les majeures. Il sert à :

Les examens à prévoir avant l’intervention

Avant une IVG chirurgicale, certains examens sont quasi systématiques. Ils peuvent varier un peu selon les lieux, mais on retrouve souvent :

Ces étapes peuvent donner l’impression de rallonger le parcours, mais elles servent à une chose précise : réduire au maximum les risques médicaux et adapter l’anesthésie et la prise en charge à votre situation.

Choisir (ou comprendre) le type d’anesthésie

L’IVG chirurgicale se fait toujours avec anesthésie. Il existe deux grandes options, qui ne sont pas disponibles partout de la même manière.

1. L’anesthésie générale

Avantages : vous ne vivez pas l’intervention en direct, ce qui peut être plus confortable psychologiquement pour certaines.
Inconvénients possibles : nausées au réveil, petite sensation de « gueule de bois », besoin de jeûner strictement plusieurs heures avant.

2. L’anesthésie locale (ou vigile)

Avantages : sortie plus rapide, moins d’effets secondaires liés à l’anesthésie générale.
Inconvénients possibles : certaines femmes préfèrent ne pas entendre ou sentir le geste, même si la douleur est contrôlée.

Le choix se fait généralement avec l’anesthésiste, en tenant compte :

La veille et le jour J : comment se préparer concrètement ?

Sur l’ordonnance ou le compte rendu de la consultation d’anesthésie, vous trouverez des consignes précises. En général :

Beaucoup de femmes apprécient d’avoir un accompagnant (ami·e, partenaire, proche) pour :

Sur le plan émotionnel, il peut être utile de se demander à l’avance :

Le déroulé de l’intervention pas à pas

Selon les établissements, les détails organisationnels changent un peu, mais globalement, une IVG chirurgicale se passe ainsi :

La durée de l’intervention elle-même est assez courte : souvent autour de 10 à 15 minutes. Tout le reste du temps correspond à la préparation, à l’anesthésie et à la surveillance après.

Après l’IVG : la surveillance immédiate

Une fois l’intervention terminée :

On vous proposera régulièrement :

La durée d’observation varie, mais on compte souvent entre 1 heure et 3 heures avant de vous autoriser à rentrer chez vous, si tout va bien.

Les douleurs et saignements : à quoi s’attendre ?

Après un avortement chirurgical, il est normal de ressentir :

En général :

En revanche, il faut consulter sans attendre si vous observez :

Ces signes ne sont pas fréquents, mais ils peuvent évoquer une infection ou un résidu de grossesse. Dans ce cas, il faut se rendre aux urgences ou contacter le service qui a réalisé l’IVG.

Les suites à domicile : repos, travail, vie quotidienne

Après une IVG chirurgicale, beaucoup de femmes reprennent assez vite une activité normale. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer la fatigue ou « faire comme si de rien n’était ».

Sur le plan pratique :

Sur le plan émotionnel, les réactions sont très variables :

Aucune de ces réactions n’est « anormale ». Si vous sentez que vous avez besoin d’en parler, même plusieurs semaines après, vous pouvez :

Le suivi médical après l’IVG

Après un avortement chirurgical, un rendez-vous de contrôle est généralement prévu dans les 2 à 3 semaines :

En ce qui concerne les cycles :

C’est pour cela que la question de la contraception est abordée dès la préparation de l’IVG. Selon vos souhaits, vous pourrez commencer :

Ce qu’il est utile de garder en tête

Pour finir, quelques idées à retenir pour vous aider à traverser ce parcours avec un peu plus de repères :

Comprendre ce qui se passe médicalement, étape par étape, peut déjà alléger une partie de l’angoisse. Le reste se joue dans l’accompagnement, le respect de votre décision et le soutien dont vous pouvez bénéficier autour de vous, professionnel ou personnel.

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